Texte libre

<<...Nous faisons de la lutte pour l'égalité et contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion et de discriminations un axe essentiel de nos efforts afin de promouvoir la dignité de tous les citoyen -nes. Nous combattons le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et toutes les discriminations. Nous nous prononçons pour le droit d'asile en conformité avec la Convention de Genève, pour la régularisation de tous les sans papiers, pour le droit de vote de tous les résidents étrangers. Nous demandons l'abolition de la double peine. Nous exigeons l'application des lois qui protègent les gens du voyage. >>


Congrès de saint Denis, Mars 2003

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Dimanche 6 janvier 2008
Qu'auraient Fait Brice H et Nicolas S si ils avaient été ministres dans les années 1940? Ce n'est pas notre genre de faire de l'Historyfiction, cependant certains actes pourraient laisser croire que les deux auraient formé un beau couple de miliciens... En tout cas, c'est ce que leurs pratiques révèlent... Comme pendant l'occupation nos chers préfets tendent des pièges à ceux qui sont considérés comme des indésirables por ensuite les expulser... La preuve en images: http://www.dailymotion.com/video/x3comz_un-nigerian-piege-par-la-prefecture_politics
par Jeunes Communistes publié dans : Sans Papiers
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Vendredi 4 janvier 2008

Le gouvernement n'a pas pris de bonnes résolutions, il continue à expulser sans vergogne des personnes seulement coupables de quitter leurs pays en guerre, de fuir leur pays où ils sont en danger de mort pour X raisons. Arrivées en France après un parcours du combattant, ces personnes sont traquées comme des bêtes, ont leur tend des pièges ( ne sentez-vous pas comme l'air des années 1940 est à la mode?), on les menotte, baillonne, bastonne, gaz (lacrymo). Bref on sort le gros arsenal, pour assouvir la soif raciste d'un gouvernement qui double le FN par la droite pour assurer son hégémonie...

Voici un exemple quotidien de cette politique raciste:

Expulsion d'un père de famille, qui laisse ses cinq enfants et leur mère!

Au fond de l'avion que vous prenez, il y aura peut-être une personne menottée, (parfois bâillonnée), encadrée de policiers, dont le seul « crime » est d'être étrangère et d'avoir été arrêtée sans papiers.

Monsieur B. BADIKADILA est originaire de la République Démocratique du Congo, a été interpellé le 19 décembre alors qu'il se rendait de bonne fois à une convocation du commissariat. Il a été placé en garde à vue, puis interné au centre de rétention du Mesnil Amelot, parce qu'il n'a pas de papiers. C'est un père de famille sans histoire qui travaille à l'hopital. En France depuis 11 ans Il a 5 enfants (de 15 à 3 ans) tous scolarisés. Il a fait toutes les démarches à plusieurs reprises pour que toute sa famille
soit régularisée, mais à chaque fois cela lui a été refusé !

Cette personne n'est pas dangereuse, elle est en danger ! Il demande simplement à vivre en paix sur notre sol ! Cet homme n'est pas un criminel !

Vous pouvez l'aider en demandant à parler au commandant de l'appareil, en exprimant votre refus de voyager dans de telles conditions. Le réseau éducation sans frontières s'adresse à vous, car aujourd'hui c'est aussi aux citoyens que vous êtes de décider:

Il ne doit pas être expulsé !
Il doit vivre avec ses enfants et les voir grandir !                                   (tract RESF).

 

La désobéissance est un DEVOIR

Monsieur B Badikadila  est actuellement au CRA du Mesnil Amelot il est en greve de la faim depuis 10 jours maintenant il a pris le relais a la tete de la mobilisation depuis le depart d'Abou. l'ambassade vient de fournir le laissez passe il est donc programmé sur le vol AF 898 au depart de Roissy Charles de Gaulles terminal 2C a 10h25 le samedi 5 janvier.

NOUS DEVONS EMPECHER SON DEPART afin que 5 enfants ne soient pas separés de leur père !
pour qu ils puissent continuer a vivre libre en famille et loin des conflits existant en RDC.

La désobéissance est un DEVOIR

par Jeunes Communistes publié dans : Sans Papiers
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Mercredi 21 novembre 2007

DEMAIN JEUDI, " Maman est folle " sur France 3, Jeudi 22 novembre, 20 H 55

Sylvie jeune mère de famille habite Calais. Un jour, elle tombe en panne sur une route déserte, avec ses enfants. Un homme, Jallal l'aide. Quelque jours plus tard, Sylvie retrouve cet homme sans l'avoir cherché. Il est au centre d'un rassemblement de réfugiés qui viennent panser leurs plaies. Sylvie prend brutalement conscience de la réalité de ces ombres que chacun nie. Elle commence à s'investir auprès des bénévoles. Qui paniquent un peu, puisque désormais, l'hospitalité auprès des migrants est considérée comme criminelle. Et Sylvie va apprendre à ses dépens et à ceux de sa famille, que rester un être humain conscient des malheurs du monde n'et pas forcément bien perçu par le reste de la société.


Jean Pierre Ameris a eu l'idée de ce film en 2002, au moment de la fermeture du centre de Sangatte. Un certain nombre de bénévoles de Calais sont mis en examen pour avoir aidé des migrants. Le réalisateur révolté en parle avec un auteur, Olivier Adam qui a déjà longuement renconté des adolescents, lycéens à Calais sur cette question de l'immigration et envisage d'en faire un livre.
Jean Pierre Ameris part plusieurs mois à Calais et s'engage auprès d'une association de bénévoles.
Olivier Adam écrit un récit sombre, dur " A l'abri de rien", un des gros succés de librairie de cet automne et qui était sur la liste des candidats au prix Goncourt.
Jean Pierre Ameris, en revenant de son périple calaisien en reprend la trame, mais avec un côté candide.


C'est un film qui aurait dû voir le jour au cinéma et que le grand écran a rejeté. Trop engagé, trop triste, trop gênant. Un film qui s'émeut de la criminalisation des bénévoles qui aident ces migrants  à se sentir encore des hommes
Ce film a été quatre fois récompensé au Festival de la Fiction de La Rochelle en septembre dernier et Prix du Public au Festival International Tout écran de Genève au début du mois.

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A l'abri de rien", un livre bouleversant

Ca commence comme ça. La détresse ordinaire d'une femme dans un pavillon de banlieue : "Millions de maisons identiques aux murs crépis de pâle, de beige, de rose, millions de volets peints s'écaillant, de portes de garage mal ajustées, de jardinets cachés derrière... millions de téléviseurs allumés dans des salons Conforama.... Millions d'hommes et de femmes invisibles et noyés, d'existences imperceptibles et fondues". La vie de Marie ?"L'ANPE et les annonces une fois par semaine, les Assedic...les gamins le bain...le cinéma une fois tous les six mois, la télé tous les soirs".

"A l'abri de rien" Olivier Adam (editions de l'Olivier)Une nuit, alors qu'elle est en panne sur la route,  un "Kosovar" ("Tout le monde les appelait les Kosovars, mais c'étaient surtout des Irakiens, des Iraniens, des Afghans, des Pakistanais, des Soudanais, des Kurdes...") lui change le pneu de sa voiture. Marie bascule alors du côté de ces invisibles, sans papiers et sans identité, en perpétuelle errance depuis la fermeture de Sangatte ("Je n'ai jamais compris pourquoi ils l'avaient fermé ce camp. Les choses n'avaient fait qu'empirer."). Au côté de son amie Isabelle et d'associations caritatives, elle tente de donner le minimum à ceux qui n'ont rien : papiers, vêtements, soins, chaleur humaine. Mais comment combler un gouffre, arrêter la police, s'opposer aux contrôles, aux expulsions? Marie néglige sa famille, oublie ses enfants.  Marie en fait trop (ou pas assez...), passe du côté de l'illégalité, dérive,  bascule dans la folie pour réparer l'injustice du monde. Un roman bouleversant où se superposent et s'affrontent la misère ordinaire d'un quotidien sans espoir et le dénuement total d'exilés pourchassés. Entre ces deux univers, gens d'ici et malheureux d'ailleurs, peu de solidarité, la haine parfois prête à surgir.L'émotion affleure à chaque phrase de ce récit tendu, où une héroïne fragile se fracasse sur les récifs de l'existence. Un des beaux romans de la rentrée, qui confirme après l'"Eldorado" de Gaudé en 2006, l 'intérêt des romanciers les plus en phase avec le monde contemporain pour les rapports Nord-Sud.

"A l'abri de rien" Olivier Adam (édition de l'Olivier)

 

 

 

Interview d'Olivier Adam

Olivier Adam (AFP/Pierre Verdy)Comment en êtes-vous arrivé à écrire sur les sans-papiers ? Vous êtes vous documenté  ?
Le travail n'a pas été d'apprendre des choses à ce sujet,  ç'a été de les oublier. J'ai travaillé à Calais pendant trois ans, de 2002 à 2005, pour animer des ateliers d'écriture dans un établissement professionnel situé en ZEP. 

J'étais donc à Calais, avant et après la fermeture de Sangatte. Les cours finissaient à 16h30. J'avais du temps, ne serait-ce qu'en me promenant, pour sentir les lieux, et la réalité vous sautait à la figure : il y avait là des centaines de réfugiés qui cherchaient à passer en Angleterre. On les voyait dans le centre-ville, le long des routes, près du port.

Après la fermeture de Sangatte, il y avait 200 à 300 migrants qui erraient dans la ville, cherchant où dormir. Alors que je marchais sur la plage une nuit, j'ai entendu les chiens, les flics, ils étaient vingt à vider quatre réfugiés qui s'étaient abrités dans un chalet (le nom des cabanes en bord de plage). Quand je me suis approché, les policiers m'ont dit de me casser. Autre scène qui m'a marquée : près des installations portuaires, j'ai vu 150 sans-papiers à la file. Au bout, des tréteaux, des Butagaz et quatre femmes bénévoles qui nourrissaient les réfugiés.

Tout ça c'est un écheveau, ça m'a interpellé, ce côté état de siège. Le prof avec lequel je travaillais, pour les ateliers d'écriture, aidait les réfugiés. Il en avait pris un jour dans sa voiture pour les transporter, des parents se sont plaints, invoquant les maladies, le risque de contagion pour les élèves. Tout est bon pour décourager ceux qui aident les migrants, la calomnie, l'intimidation, les convocations judiciaires et même les procès. Le livre s'est nourri de tout ça, même si l'image qui fonde le livre, c'est celle de Marie, cette femme qui vide ses placards pour tout donner aux réfugiés. Et l'autre image, c'est celle du fils qui voit partir sa mère dans la nuit et sait qu'il ne pourra pas dormir avant qu'elle rentre.

Il y a dans votre livre des phrases peu amènes sur le ministre de l'Intérieur de l'époque, aujourd'hui président de la République …
Le livre est évidemment né d'une situation politique, le sarkozysme. Marie s'engage corps et âme, elle ne peut pas dire autre chose que "cet enfoiré de ministre de l'intérieur". Quand il dit "on va fermer Sangatte", ça a l'air abstrait, mais elle sait que c'est terriblement concret. Qu'on va priver les réfugiés d'un toit, d'une infirmerie. Qu'on va leur pourrir la vie, les enfermer dans des centres de rétention. Elle sait aussi que des migrants meurent, en essayant de passer en Angleterre. Par exemple en mettant la tête dans des sacs plastiques pour échapper aux sondes CO2 (qui détectent le gaz carbonique, donc la respiration). Le cinéma anglais engagé est né sous Margaret Thatcher. On parle d'un retour au réel dans le roman français, c'est peut-être le même phénomène.

En même temps, il y a un côté quasi-mystique chez Marie…
Dans son désir de transcendance, de don, il y a un truc limite Mouchette vue par Besson, ou Bernanos revu par Pialat. Pourquoi cette quête de pureté, de transcendance, alors que je suis plutôt athée ? Je ne sais pas. Etre écrivain, c'est faire l'expérience mentale de vivre d'autres vies que la sienne. Et les clé autobiographiques ne m'intéressent pas.

Une quête de sens ?
Oui. A force de vider les choses de leur sens, de réduire l'être à l'avoir, l'être humain au consommateur, il y a le retour d'une quête de sens. C'est aussi ça qui agite Marie, tout ce qui tend à la réduire : les émissions nulles à la télé, l'appel à la consommation. Elle manque d'air, ne veut pas se laisser enfermer pour de bon. Cette bulle d'air, c'est la place qu'elle a l'impression de retrouver dans l'aide aux migrants, ce concentré d'humanité.

Vous êtes sélectionné pour  le Goncourt, le Renaudot, le Médicis, le prix Francetélévisions…
J'avais déjà été finaliste du Goncourt sans rien obtenir...Je suis le Poulidor des prix littéraires et je pense que je n'obtiendrai rien. Mais bon, autant être dans les sélections qui ont d'ailleurs des côtés assez sidérants. Cette année, des noms de "goncourables" ont commencé à circuler dès mai, juin - Yasmina Reza, Amélie Nothomb- sans même qu'on connaisse la qualité des livres.  Il y a 700 bouquins qui sortent  et tout le feu médiatique se concentre sur une petite dizaine de romans sélectionnés pour les prix littéraires.

Est-ce que le côté «  social » sert ou dessert le livre ?
Il ne l'a pas desservi auprès du public, puisqu'on a dépassé 60.000 de tirage et que jamais un de mes livres ne s'est vendu aussi vite aussi bien. Maintenant, c'est très français de coller l'étiquette «  social » à un écrivain travaillant sur un terrain sociologique qui est la France majoritaire, celle qui va dans les centres commerciaux et vit avec 1500 euros par mois. Pour certains critiques , prendre le RER, c'est kitsch, parler de la banlieue aussi ….

Vous vivez à Saint-Malo, loin du milieu littéraire parisien.
Avec ma compagne et ma fille, qui a maintenant 5 ans, on est parti il y a deux ans vivre en Bretagne. C'était en 2005 : j'ai commencé à pouvoir vivre uniquement de ma plume après le film "Tout va bien ne t'en fais pas", qui m'a permis de vendre plus de 160.000 exemplaires de mon roman en poche. Je me sens mieux auprès de la mer, parfois même elle me suffit. Et de Paris rien ne me manque, sauf mes amis …qui viennent maintenant à Saint-Malo.

A quoi ressemblera le prochain livre ?
Il sera plus posé, plus apaisé. "A l'abri de rien " était un livre écrit avec le pied sur l'accélérateur, en adéquation avec le personnage et la situation décrite. Mais rien n'est sûr. Plus un livre marche (ce qui est le cas avec "A l'abri de rien"),  plus vous pouvez prendre votre temps pour le suivant.

"A l'abri de rien » sera-t-il adapté au cinéma ?
A la télévision. Jean-Pierre Ameris qui avait déjà adapté au cinéma un de mes livres, "Poids léger", va en faire une fiction pour France 3. Ca s'appellera "Maman est folle », avec Isabelle Carré dans le rôle principal, et ça devrait être diffusé un samedi soir avant Noël. Ca amènera sûrement des spectateurs à s'intéresser à une histoire qu'ils n'ont pas lue, et aux sans-papiers de Sangatte ou d'ailleurs. Ce qu'il y a de drôle, c'est qu'au départ, personne ne voulait de cette histoire au cinéma. Maintenant que le livre marche, les mêmes producteurs qui refusaient de s'y intéresser rappellent pour faire le film.


par Jeunes Communistes publié dans : Sans Papiers
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Jeudi 8 novembre 2007

Une émission de France Info ce matin sur une famille du département qui tient des personnes Sans-Papiers hors de portée de la Police Sarkozyste.

A ré-ecouter sur le web sur http://www.france-info.com/spip.php?article33801#   

Expulsions de sans-papiers : les nouveaux résistants

Rédaction de France Info - 8 novembre 2007 - 06:14

Face aux objectifs chiffrés d’expulsions de sans-papiers, des volontaires ouvrent leur maison à des clandestins. Enquête exclusive sur ces nouveaux "justes".

C’est une maison située quelque part dans le Maine-et-Loire. Mais vous ne saurez pas précisément où. Car cette famille prend des risques importants pour cacher des sans-papiers sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière.

L'enquête : http://www.france-info.com/spip.php?article33801  

Appelons-les Pierre et Stéphanie.  Ils ont la petite cinquantaine et trois enfants, le dernier a moins d’une dizaine d’années. Ils se sont portés volontaires auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF) pour cacher des sans-papiers expulsables. Un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. "Engagés" plus que militants, ils qualifient leur démarche de "naturelle".

Le témoignage de Stéphanie: http://www.france-info.com/spip.php?article33801  

D’habitude, RESF choisit des familles sans enfants pour cacher des clandestins. Parce qu’un enfant, ça parle facilement, aux copains, aux enseignants. Et le succès de cette opération réside dans sa clandestinité la plus totale. Les volontaires ne se connaissent d’ailleurs pas entre eux. Une véritable organisation comparable à celle des réseaux de résistance pendant la seconde guerre mondiale. Les voisins, les amis de Pierre et Stéphanie ne savent évidemment rien de la démarche de ces nouveaux "justes". Leurs hôtes clandestins vivent totalement reclus, ne sortent jamais, pas même dans le jardin. A l’heure où nous publions ces lignes, quelques jours seulement après être allés à leur rencontre, ils ont sans doute déjà changé de "planque".

Le témoignage de Pierre  : http://www.france-info.com/spip.php?article33801

Deux enfants nés en France, deux promesses d’embauche

Les hôtes de Pierre et Stéphanie sont des Kazakhes arrivés en France il y a cinq ans. Ils ont quitté le Kazakhstan après que leur maison eut été brûlée, comme le sont les habitations de nombreux membres de la minorité russe. La demande d’asile politique de Yekaterina et Vladimir Popov, 25 ans tous les deux, a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Ils ont ensuite épuisé tous les recours administratifs et se sont retrouvés à deux reprises dans l’avion pour Astana. Ils n’ont dû leur salut qu’aux cris de Yekaterina. C’est à l’issue de leur dernier séjour en centre de rétention qu’ils sont véritablement entrés en clandestinité. C’était il y a deux mois.

Les époux Popov parlent français. Leurs deux enfants, Véronique (3 ans et demi) et Geoffrey (7 mois) sont tous les deux nés en France. Yekaterina et Vladimir ont même deux promesses d’embauche signées. Mais ces arguments n’ont pas pesé lourd dans l’examen de leur dossier par la préfecture des Ardennes puis celle du Maine-et-Loire. Cette dernière se borne d’ailleurs à préciser que les Popov sont expulsables. Rien à ajouter, un point c’est tout. Face aux objectifs chiffrés de Brice Hortefeux (25.000 expulsions en 2007), il ne reste à tous les Popov de France que la mobilisation des nouveaux résistants qui se joignent à la cause du Réseau éducation sans frontières.

Une vie dans la clandestinité totale : explications de Katia Beudin, membre du RESF du Maine-et-Loire: http://www.france-info.com/spip.php?article33801

> Enquête et reportage, Nathalie Bourrus
> Dossier web, Gilles Halais

Douce France...

par Jeunes Communistes publié dans : Sans Papiers
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Vendredi 16 mars 2007
Aujourd'hui vendredi 16 mars à Angers, vers 7h30 du matin, deux sans-papiers de nationalité Turque, une mère et sa fille, ont été violemment expulsé par la Police. Mises en rétention jeudi dans un hôtel, dans une chambre réquisitionnée et gardée par deux policiers, leur expulsion était prévue aujourd'hui par avion à 11h30 à Orly Sud à destination d'Istanbul. Malgré l'intervention d'une trentaine de militants du collectif de soutien et la présence du compagnon de la jeune femme et père de la fille agée de 16 ans, les policiers ont fait preuve d'une violence inacceptable, sans aucun scrupule. Sous le regard ébahi de quelques passants, les policiers n'ont pas hésité une seule seconde. Cette expulsion est d'autant plus scandaleuse que la mère est atteinte du VIH et était en France depuis deux ans afin de se faire soigner. En l'expulsant, elle risque de ne pas bénéficier des soins nécessaires. La jeune fille, quant à elle, était scolarisée au collège Montaigne. Que valent donc les promesses de non-expulsion des jeunes scolarisés ? Le collectif de soutien aux sans papiers, plus que jamais, est déterminé à lutter contre toutes les expulsions et à lutter pour la régularisation de tous les sans-papiers.


par collectif de soutien aux sans-papiers publié dans : Sans Papiers
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Vendredi 9 février 2007

« ARRETEZ DE FLIQUER LE MONDE! »

solidarité avec tous les sans-papiers

             La situation actuelle pour les sanspapiers en France est plus que critique: arrestations d'enfants dans les salles de classe des écoles, déportations massives de sans-papiers vers un pays dans lequel la mort les attend parfois, contrôles d'identité musclés « à la tête du client » à la sortie du métro sur des étrangers allant chercher de quoi se nourrir aux Restos du Coeur, interdiction de gagner un peu d'argent, soit par un travail soit par des aides, demandes de recours qui n'en finissent plus, familles séparées de force. De plus, les fichiers de fichage informatiques se multiplient: Eloi pour la police, Base-Elève pour l’école, abrogation partielle du secret médical dans la loi dite prévention de la délinquance pour le secteur social… En clair, les collectifs de soutien solidaires de toute la France ont du pain sur la planche pour cette année 2007! Année pour laquelle Monsieur Sarkozy a formulé le voeu d'expédier 26000 privés-de papiers hors de SON territoire français. Il avait déjà bien commencé l'année dernière, en expulsant mille personnes du squatt de sans-logis de Cachan, dont la moitié était des sans-papiers...D'ailleurs, pour les prochaines éléctions, il nous prouve bien qu'il a fait du chiffre: en deux ans, le nombre d'expulsé-e-s a été multiplié par quatre! Le tri entre les « bons » et les « mauvais » sanspapiers expliqué dans la loi CESEDA sous le terme d' « immigration choisie » est une véritable infamie: on garde ceux qui peuvent potentiellement servir les exigences du MEDEF en les exploitant, et on vire les autres sans état d'âme en les passant par la case « centre de rétention »! Ainsi, partout en France, les actions de soutien se multiplient: occupations de lieux administratifs, informations, rassemblements, concerts de soutien...Ici à Angers une semaine d'information offrant débats et projections s'est terminée le samedi 3 février par une manifestation inter-régionnale à Rennes. Nous avons tout intérêt à lutter pour les droits et libertés dans notre pays, comme les sans-papiers luttent par exemple aux Etats-Unis ou ailleurs. Plus nous serons nombreux partout dans le monde, moins les dirigeants oseront nous imposer de mesures aussi liberticides!

ARRET DU FLICAGE SYSTEMATIQUE ET DES EXPULSIONS

STOP A LA DELATION ET FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS ET LIBERTE TOTALE DE CIRCULER

GRANDE MANIFESTATION

LE SAMEDI 24 FEVRIER A 14h00 PLACE IMBACH

Collectif de Soutien aux Sans Papiers du 49

Réunions du CSSP: tous les lundis à partir de 18h00 A la Bourse du Travail,

Place Imbach solidasanspapiers49@netcourrier.com

 

par kevin publié dans : Sans Papiers
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Lundi 18 décembre 2006

> Collectif de Soutien aux Sans-Papiers du Maine et Loire
> Collectif de Sans-Papiers du Maine et Loire
 
Communiqué

 Une fois de plus, le département du Maine et Loire est le théâtre d´un traitement odieux et inhumain d´un ressortissant étranger. Japheth OMBUNA, jeune ressortissant Kenyan vient d´être transféré
au centre de rétention du mesnil-amelot, afin de purger sa prolongation de maintien en rétention, et probablement aussi pour se rapprocher des pistes d´envol de roissy..... Nous nous élevons face à cette acharnement préfectoral à l´encontre de notre camarade qui n´ a de cesse de vouloir régulariser sa situation. Pour preuve, après une bataille judiciaire de 2 ans, la justice vient enfin de lui reconnaître le droit de visite auprès de son enfant. Cet enfant, Yanis, Français, (conformément au ceseda, la
papa doit obtenir des papiers de régularisation) qui mardi 19 décembre 2006 va fêter ses 4 ans, à ce sujet le cadeaux d´anniversaire consistant à laisser enfermer derrière des barreaux, son papa, est d´un goût pour le moins écoeurant !!!!! Souvenons-nous des propos du ministre de l´intérieur qui entendait traiter les sans-papiers avec humanité. Si cette humanité consiste à arracher des bras
d´un père, son enfant pour qu´ils ne puissent fêter ensemble un anniversaire, alors à la veille de Noël, quel va être le nouveau cadeaux ????????.Japheth vient d´entamer une grève de la faim afin de faire
prévaloir ses droits à être régularisé, pour que la justice prenne en considération sa victoire quand au droit de visite vis-à-vis de son enfant.Japheth est rentré de façon légale sur le territoire en 2001, et il
a obtenu des diplômes en arts culinaires.

 

Libération et régularisation sans conditions de Japheth OMBUNA.
Régularisation de tous les sans-papiers


Angers, le 17 Décembre 2006


> Pour le CSSP49

> AC! 49 / Alternative Libertaire / Association des Marocains de
France / ATTAC / Citoyenneté Pour Tous / Collectif angevin pour un
non de gauche / Collectif d'information et d'action contre le tout
sécuritaire / Confédération Paysanne / FSU / JC / LCR / LO /
Mouvement de la Paix / PCF / Raslfront / Reflex No Pasaran! /
Solidaires / Sud Collectivités Territoriales / Sud Education / Sud
Etudiant / Sud PTT / UD CGT

> Nous joindre : Collectif de soutien aux sans papiers du Maine et
Loire
> c/o Solidaires, Bourse du travail, 14 Place Imbach, 49100 Angers

par kevin publié dans : Sans Papiers
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