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<<...Nous faisons de la lutte pour l'égalité et contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion et de discriminations un axe essentiel de nos efforts afin de promouvoir la dignité de tous les citoyen -nes. Nous combattons le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et toutes les discriminations. Nous nous prononçons pour le droit d'asile en conformité avec la Convention de Genève, pour la régularisation de tous les sans papiers, pour le droit de vote de tous les résidents étrangers. Nous demandons l'abolition de la double peine. Nous exigeons l'application des lois qui protègent les gens du voyage. >>


Congrès de saint Denis, Mars 2003

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Sans Papiers

Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 19:03

Lyon : Un drame évité de justesse

La politique du chiffre a encore failli tuer mardi 21/10 à Oullins dans le Rhône

Suite  à l'arrestation et au placement en rétention de son mari, Karima Rekkouche (23 ans) a menacé de s'immoler puis de se jeter par la fenêtre entraînant avec elle son fils de deux ans.

C'est grâce à la vigilance et aux appels au secours de Mme Smida, sa belle soeur, et de l'intervention d'une voisine que le drame a été évité.

Les pompiers et la police sont intervenus en fin d'après midi, Mme Reklouche a été hospitalisée en urgence à l'hôpital St Jean de Dieu à Lyon. Nizar est  gardé par Mme Smida, sa tante.

Taoufik Gherbi, algérien de 32 ans, est en rétention à Lyon depuis le 14 octobre 2008. Il a été arrêté à domicile. Mr Gherbi est arrivé en France en 2003. Ses 5 frères et sours sont de nationalité  française. Ils vivent et travaillent dans la région lyonnaise.

Les parents de Mr sont décédés en Algérie (en 1994 et 1997) après avoir travaillé en France de 1962 à 1975. Mr Gherbi n'a plus aucune attache familiale en Algérie.

Sa femme Karima Rekkouche possède un titre de séjour de 10 ans. Ils vivent ensemble depuis 2005 et se sont mariés à Rive de Giers (42) le 5 mai 2007. Nizar est né le 20/07/2006 à Pierre Benite (69)

Mr Gherbi a fait une demande de titre de séjour qui lui a été refusée. Il a reçu le 18 juin 2008 une Obligation à Quitter le Territoire envoyé par la préfecture de la Loire. Mal conseillé, il a déposé un recours gracieux, l'OQTF n'a donc pas été contestée correctement. Elle est donc exécutoire.

Déjà en juin 2008, Mme Rekkouche, avait fait une tentative de suicide, suite à l'OQTF reçue par  son mari. C'est Mr Gherbi qui à l'époque avait sauver sa femme en appelant les pompiers et s'était occupé de son fils.

Aujourd'hui, la réponse faite à Mr Gherbi est qu'il doit repartir pour faire une demande de regroupement familial. Partir pour revenir  selon la préfecture. Mais compte tenu des conditions pour obtenir le regroupement Familial (salaire, logement) et compte tenu de la situation de Mme il est fort à parier que Mr ne reviendra pas de sitôt !

Tant pis si d'ici là Nizar est séparé de son père. Tant pis si d'ici là Mme se tue par désespoir !

Et pourtant, il est manifeste que la vie privée et familiale de Mr est ici en France, auprès de sa famille.

Après le suicide de Josiane Nardi au Mans, évitons le suicide d'une jeune mère à Oullins.

Mr Gherbi doit sortir de rétention au plus vite et être régularisé. Exprimez votre indignation, demandez la libération et la régularisation de Mr Gherbi en terme fermes mais polis ( inutile d' ajouter une plainte pour délit d'outrage par le temps qui court)

Préfecture du Rhône (dont dépend l'arrestation et la mise en rétention)

mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38

mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38

mél + fax directeur de cabinet : 04 78 60 15 46

mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 62 41

mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52

Préfecture de la Loire (qui a délivré l'OQTF)

Mél + fax préfet : christian.decharriere@loire.pref.gouv.fr - 04 77 21 65 83

Mel + fax directeur service étrangers : marc.piselli@loire.pref.gouv.fr

Autre mèl pref : pref-loire@loire.pref.gouv.fr

Ministère

Fax ministère  : 01 77 72 61 30 Standart 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : michel.bart@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

porte parole : david.martinon@elysee.fr ,

secretaire general : claude.gueant@elysee.fr

conseiller immigration : maxime.tandonnet@elysee.fr

 

ORLEANS : EXIGEONS LA LIBERATION ET LA REGULARISATION

DE DJERGII KOCIBELLI

M KOCIBELLI a été arrêté, mercredi 15 octobre,  lors d'un contrôle autoroutier puis mis en garde à vue au commissariat d'Orléans. Un APRF lui a été notifié pour une expulsion vers l'Albanie. En Albanie il sera emprisonné dès son retour et sa vie même est en danger, compte tenu des menaces et des sévices dont il a déjà été l'objet. (détails plus loin)

Il est au CRA de Oissel depuis le vendredi 17 octobre.

Il est logé, avec sa famille, à l'hôtel Abrasid de St Jean de Braye près d'Orléans..

La police est venue, dès le jeudi 16, à l'aube, chercher à l'hôtel le reste de la famille (sa femme et ses 2 filles). Il n'y avait personne.

La contestation de l'APRF est passée ce mardi 21 octobre devant le TA de Rouen. Des membres du RESF orléanais et du comité de soutien avaient fait le déplacement et s'étaient coordonnés avec le RESF Rouen.
    Le juge du Tribunal a rejeté sa demande avançant notamment qu'on ne pouvait pas attester de l'authenticité des nouvelles pièces produites montrant la gravité des dangers qui pèsent sur M Kocibelli s'il était expulsé vers l'Albanie. On ne saura jamais sur quelles preuves il base cette appréciation mais il a pris une responsabilité considérable au regard, de ce que nous savons de la réalité et de ce que ces pièces relatent.

La mobilisation et le soutien sont lancés autour de cette famille. Dans le collège et l'école où sont scolarisées les 2 filles mais aussi sur St Jean de Braye et autours de l'hôtel où existe un comité de soutien des familles qui y sont logées (comité Abrasi'd) comme par le RESF45.

Un rassemblement a déjà eu lieu jeudi 16 octobre devant l'hôtel et un autre devant la préfecture vendredi 17 octobre. Mardi 21, au matin, devant le collège St Exupéry de St Jean de Braye (où est scolarisée la fille de M Kocibelli) 150 collègiens, des professeurs et des parents d'élèves se sont rassemblés. La détermination et la révolte des collégiens étaient palpables. Ils ont refusés de rentrer en cours à 8h et sont restés rassemblés jusqu'à 9h à l'extérieur du collège. Ils ont formés une vaste chaîne sur l'esplanade devant l'établissement. Durant la matinée ils ont fait un sit-in dans le collège. Ils étaient encore là, à 16h30, pour distribuer un tract aux parents du collège qui venaient assister à la réunion parents-profs pour les classes de 3ème.
     Les médias locaux étaient présents : République du Centre le matin, radios et télé l'après-midi.
    Les collégiens ont demandé au principal de solliciter une demande d'audience au Préfet. La préfecture leur a adressé une fin de non recevoir ! Ce n'est pas cela qui va faire retomber la mobilisation. Bien au contraire .Le refus de prendre en compte la situation de cette famille, la surdité de la préfecture ne font que renforcer la détermination de ceux qui sont déjà mobilisés et en gagner de nouveaux qui pensaient que la préfecture entendrait les arguments pour libérer M Kocibelli et régulariser la famille.

    Soutenus par le comité de soutien du collège, le collectif Abrasi'd, et le RESF45
les collégiens appellent à un rassemblement jeudi 23 octobre à 16h45 devant la mairie de Saint Jean de Braye pour demander au maire :
- de reprendre leurs revendications
- et, qu'à son tour, il prenne un contact direct avec le préfet pour trouver une issue positive à la situation.

L'expulsion de Dgergii KOCIELLI seul (ou de toute la famille si la police continue comme au premier jour de vouloir arrêter tout le monde) n'est pas envisageable.

Tous ses soutiens appellent et contribuent à une mobilisation urgente la plus large possible. Ils demandent de continuer à faxer et mailer à la préfecture du Loiret (voir plus bas)


infos complémentaires

   La famille Kocibelli est arrivée en France en janvier 2005. Gjergii Kocibelli a fui son pays car des menaces de mort lui étaient adressées ainsi qu'à sa femme et à leurs deux filles à la suite d'accusations du parti Démocratique Albanais. Celui-ci l'accusait de fraudes électorales  démenties par plusieurs témoignages certifiés, documents remis lors des différentes demandes d'asile. En fait c'est lui qui avait relevé et dénoncé des fraudes !

 Depuis plusieurs mois il subissait des intimidations et avait été arrêté et battu plusieurs fois.
Sa vie était en danger.
Les menaces de mort contre lui et sa famille l'ont donc amené à  prendre la décision de fuir l'Albanie.

    Depuis janvier 2005, la famille Kocibelli a déposé plusieurs demandes à l'OFPRA : demandes d'asile politique, réexamen de demandes  .Toutes ont été jusque-là refusées. En août 2008, à la suite de la réception de nouveaux documents confirmant les dangers de mort pesant sur lui en Albanie et confirmant aussi les fausses accusations portées contre lui, une nouvelle demande d'asile politique avait été déposée. Si cette nouvelle demande été rejetée il y a quelques jours, un rendez vous avec un avocat parisien a eu lieu  lundi 20 octobre pour faire un recours.

            Plus aucun membre de la famille proche ne vit en Albanie. Tous sont en situation régulièreà l'étranger,  notamment le frère de M KOCIBELLI qui est en France et sa mère aux USA.

 

 

téléphonez, faxez et mailez à tous ces N° de la préfecture du Loiret :
Télécopieur général : 02.38.53.32.48

Courriel : internet@loiret.pref.gouv.fr

Préfet : (encore pour quelques jours il est partance pour le Nord)

jean-michel.berard@loiret.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet :  frederic.potier@loiret.pref.gouv.fr  Fax : 02.38.81.40.22

Chef du Bureau du Cabinet : M. Denis BIRON Fax : 02.38.81.40.19

Secrétaire Général : michel.bergue@loiret.pref.gouv.fr Fax : 02.38.81.42.47

Directrice DRRU : sylvie.gonzalez@loiret.pref.gouv.fr Fax : 02.38.81.41.70

Bureau des Nationalités : Fax: 02.38.81.41.70

 

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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 18:00
N'oubliez pas demain: RASSEMBLONS NOUS (JEUDI 23 OCTOBRE 2008) A 14h30 DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D'ANGERS POUR SOUTENIR ABOUBACAR ET DIRE NON A LA REPRESSION DES PERSONNES SOLIDAIRES DES SANS-PAPIERS !

LIBERTE DE CIRCULATION, D'INSTALLATION ET REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !!!
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 20:12
Aboubacar et Aminata sont accusés d'avoir hébergé un sans-papier. Le 16 janvier dernier, la police est venue chez perquisitionner et arrêter ce sans-papiers d'origine guinéenne pour le conduire au centre de rétention de Rennes. Ce dernier a finalement été relâché au bout de 30 jours car la Guinée a refusé de lui accorder un laisser-passer. Pendant ce temps, Aminata a été comdamné à 200€ d'amende! Et maintenant c'est Aboubacar qui passe en procès!

Poursuivre quelqu'un en justice pour avoir hébergé un étranger sans-papiers à la rue est une nouvelle avancée de la répression grandissante face aux immigrés.
Soyons nombreux et nombreuses à venir clamer notre soutien à Aboubacar avec la conscience que ce cas peut être le départ d'une chasse aux hébergeants plus active.

RASSEMBLONS NOUS LE JEUDI 23 OCTOBRE 2008 A 14h30 DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D'ANGERS POUR SOUTENIR ABOUBACAR ET DIRE NON A LA REPRESSION DES PERSONNES SOLIDAIRES DES SANS-PAPIERS !

LIBERTE DE CIRCULATION, D'INSTALLATION ET REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !!!



Collectif de soutien aux sans-papiers 49
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 12:45
Qu'auraient Fait Brice H et Nicolas S si ils avaient été ministres dans les années 1940? Ce n'est pas notre genre de faire de l'Historyfiction, cependant certains actes pourraient laisser croire que les deux auraient formé un beau couple de miliciens... En tout cas, c'est ce que leurs pratiques révèlent... Comme pendant l'occupation nos chers préfets tendent des pièges à ceux qui sont considérés comme des indésirables por ensuite les expulser... La preuve en images: http://www.dailymotion.com/video/x3comz_un-nigerian-piege-par-la-prefecture_politics
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 10:50

Le gouvernement n'a pas pris de bonnes résolutions, il continue à expulser sans vergogne des personnes seulement coupables de quitter leurs pays en guerre, de fuir leur pays où ils sont en danger de mort pour X raisons. Arrivées en France après un parcours du combattant, ces personnes sont traquées comme des bêtes, ont leur tend des pièges ( ne sentez-vous pas comme l'air des années 1940 est à la mode?), on les menotte, baillonne, bastonne, gaz (lacrymo). Bref on sort le gros arsenal, pour assouvir la soif raciste d'un gouvernement qui double le FN par la droite pour assurer son hégémonie...

Voici un exemple quotidien de cette politique raciste:

Expulsion d'un père de famille, qui laisse ses cinq enfants et leur mère!

Au fond de l'avion que vous prenez, il y aura peut-être une personne menottée, (parfois bâillonnée), encadrée de policiers, dont le seul « crime » est d'être étrangère et d'avoir été arrêtée sans papiers.

Monsieur B. BADIKADILA est originaire de la République Démocratique du Congo, a été interpellé le 19 décembre alors qu'il se rendait de bonne fois à une convocation du commissariat. Il a été placé en garde à vue, puis interné au centre de rétention du Mesnil Amelot, parce qu'il n'a pas de papiers. C'est un père de famille sans histoire qui travaille à l'hopital. En France depuis 11 ans Il a 5 enfants (de 15 à 3 ans) tous scolarisés. Il a fait toutes les démarches à plusieurs reprises pour que toute sa famille
soit régularisée, mais à chaque fois cela lui a été refusé !

Cette personne n'est pas dangereuse, elle est en danger ! Il demande simplement à vivre en paix sur notre sol ! Cet homme n'est pas un criminel !

Vous pouvez l'aider en demandant à parler au commandant de l'appareil, en exprimant votre refus de voyager dans de telles conditions. Le réseau éducation sans frontières s'adresse à vous, car aujourd'hui c'est aussi aux citoyens que vous êtes de décider:

Il ne doit pas être expulsé !
Il doit vivre avec ses enfants et les voir grandir !                                   (tract RESF).

 

La désobéissance est un DEVOIR

Monsieur B Badikadila  est actuellement au CRA du Mesnil Amelot il est en greve de la faim depuis 10 jours maintenant il a pris le relais a la tete de la mobilisation depuis le depart d'Abou. l'ambassade vient de fournir le laissez passe il est donc programmé sur le vol AF 898 au depart de Roissy Charles de Gaulles terminal 2C a 10h25 le samedi 5 janvier.

NOUS DEVONS EMPECHER SON DEPART afin que 5 enfants ne soient pas separés de leur père !
pour qu ils puissent continuer a vivre libre en famille et loin des conflits existant en RDC.

La désobéissance est un DEVOIR

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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 17:41

DEMAIN JEUDI, " Maman est folle " sur France 3, Jeudi 22 novembre, 20 H 55

Sylvie jeune mère de famille habite Calais. Un jour, elle tombe en panne sur une route déserte, avec ses enfants. Un homme, Jallal l'aide. Quelque jours plus tard, Sylvie retrouve cet homme sans l'avoir cherché. Il est au centre d'un rassemblement de réfugiés qui viennent panser leurs plaies. Sylvie prend brutalement conscience de la réalité de ces ombres que chacun nie. Elle commence à s'investir auprès des bénévoles. Qui paniquent un peu, puisque désormais, l'hospitalité auprès des migrants est considérée comme criminelle. Et Sylvie va apprendre à ses dépens et à ceux de sa famille, que rester un être humain conscient des malheurs du monde n'et pas forcément bien perçu par le reste de la société.


Jean Pierre Ameris a eu l'idée de ce film en 2002, au moment de la fermeture du centre de Sangatte. Un certain nombre de bénévoles de Calais sont mis en examen pour avoir aidé des migrants. Le réalisateur révolté en parle avec un auteur, Olivier Adam qui a déjà longuement renconté des adolescents, lycéens à Calais sur cette question de l'immigration et envisage d'en faire un livre.
Jean Pierre Ameris part plusieurs mois à Calais et s'engage auprès d'une association de bénévoles.
Olivier Adam écrit un récit sombre, dur " A l'abri de rien", un des gros succés de librairie de cet automne et qui était sur la liste des candidats au prix Goncourt.
Jean Pierre Ameris, en revenant de son périple calaisien en reprend la trame, mais avec un côté candide.


C'est un film qui aurait dû voir le jour au cinéma et que le grand écran a rejeté. Trop engagé, trop triste, trop gênant. Un film qui s'émeut de la criminalisation des bénévoles qui aident ces migrants  à se sentir encore des hommes
Ce film a été quatre fois récompensé au Festival de la Fiction de La Rochelle en septembre dernier et Prix du Public au Festival International Tout écran de Genève au début du mois.

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A l'abri de rien", un livre bouleversant

Ca commence comme ça. La détresse ordinaire d'une femme dans un pavillon de banlieue : "Millions de maisons identiques aux murs crépis de pâle, de beige, de rose, millions de volets peints s'écaillant, de portes de garage mal ajustées, de jardinets cachés derrière... millions de téléviseurs allumés dans des salons Conforama.... Millions d'hommes et de femmes invisibles et noyés, d'existences imperceptibles et fondues". La vie de Marie ?"L'ANPE et les annonces une fois par semaine, les Assedic...les gamins le bain...le cinéma une fois tous les six mois, la télé tous les soirs".

"A l'abri de rien" Olivier Adam (editions de l'Olivier)Une nuit, alors qu'elle est en panne sur la route,  un "Kosovar" ("Tout le monde les appelait les Kosovars, mais c'étaient surtout des Irakiens, des Iraniens, des Afghans, des Pakistanais, des Soudanais, des Kurdes...") lui change le pneu de sa voiture. Marie bascule alors du côté de ces invisibles, sans papiers et sans identité, en perpétuelle errance depuis la fermeture de Sangatte ("Je n'ai jamais compris pourquoi ils l'avaient fermé ce camp. Les choses n'avaient fait qu'empirer."). Au côté de son amie Isabelle et d'associations caritatives, elle tente de donner le minimum à ceux qui n'ont rien : papiers, vêtements, soins, chaleur humaine. Mais comment combler un gouffre, arrêter la police, s'opposer aux contrôles, aux expulsions? Marie néglige sa famille, oublie ses enfants.  Marie en fait trop (ou pas assez...), passe du côté de l'illégalité, dérive,  bascule dans la folie pour réparer l'injustice du monde. Un roman bouleversant où se superposent et s'affrontent la misère ordinaire d'un quotidien sans espoir et le dénuement total d'exilés pourchassés. Entre ces deux univers, gens d'ici et malheureux d'ailleurs, peu de solidarité, la haine parfois prête à surgir.L'émotion affleure à chaque phrase de ce récit tendu, où une héroïne fragile se fracasse sur les récifs de l'existence. Un des beaux romans de la rentrée, qui confirme après l'"Eldorado" de Gaudé en 2006, l 'intérêt des romanciers les plus en phase avec le monde contemporain pour les rapports Nord-Sud.

"A l'abri de rien" Olivier Adam (édition de l'Olivier)

 

 

 

Interview d'Olivier Adam

Olivier Adam (AFP/Pierre Verdy)Comment en êtes-vous arrivé à écrire sur les sans-papiers ? Vous êtes vous documenté  ?
Le travail n'a pas été d'apprendre des choses à ce sujet,  ç'a été de les oublier. J'ai travaillé à Calais pendant trois ans, de 2002 à 2005, pour animer des ateliers d'écriture dans un établissement professionnel situé en ZEP. 

J'étais donc à Calais, avant et après la fermeture de Sangatte. Les cours finissaient à 16h30. J'avais du temps, ne serait-ce qu'en me promenant, pour sentir les lieux, et la réalité vous sautait à la figure : il y avait là des centaines de réfugiés qui cherchaient à passer en Angleterre. On les voyait dans le centre-ville, le long des routes, près du port.

Après la fermeture de Sangatte, il y avait 200 à 300 migrants qui erraient dans la ville, cherchant où dormir. Alors que je marchais sur la plage une nuit, j'ai entendu les chiens, les flics, ils étaient vingt à vider quatre réfugiés qui s'étaient abrités dans un chalet (le nom des cabanes en bord de plage). Quand je me suis approché, les policiers m'ont dit de me casser. Autre scène qui m'a marquée : près des installations portuaires, j'ai vu 150 sans-papiers à la file. Au bout, des tréteaux, des Butagaz et quatre femmes bénévoles qui nourrissaient les réfugiés.

Tout ça c'est un écheveau, ça m'a interpellé, ce côté état de siège. Le prof avec lequel je travaillais, pour les ateliers d'écriture, aidait les réfugiés. Il en avait pris un jour dans sa voiture pour les transporter, des parents se sont plaints, invoquant les maladies, le risque de contagion pour les élèves. Tout est bon pour décourager ceux qui aident les migrants, la calomnie, l'intimidation, les convocations judiciaires et même les procès. Le livre s'est nourri de tout ça, même si l'image qui fonde le livre, c'est celle de Marie, cette femme qui vide ses placards pour tout donner aux réfugiés. Et l'autre image, c'est celle du fils qui voit partir sa mère dans la nuit et sait qu'il ne pourra pas dormir avant qu'elle rentre.

Il y a dans votre livre des phrases peu amènes sur le ministre de l'Intérieur de l'époque, aujourd'hui président de la République …
Le livre est évidemment né d'une situation politique, le sarkozysme. Marie s'engage corps et âme, elle ne peut pas dire autre chose que "cet enfoiré de ministre de l'intérieur". Quand il dit "on va fermer Sangatte", ça a l'air abstrait, mais elle sait que c'est terriblement concret. Qu'on va priver les réfugiés d'un toit, d'une infirmerie. Qu'on va leur pourrir la vie, les enfermer dans des centres de rétention. Elle sait aussi que des migrants meurent, en essayant de passer en Angleterre. Par exemple en mettant la tête dans des sacs plastiques pour échapper aux sondes CO2 (qui détectent le gaz carbonique, donc la respiration). Le cinéma anglais engagé est né sous Margaret Thatcher. On parle d'un retour au réel dans le roman français, c'est peut-être le même phénomène.

En même temps, il y a un côté quasi-mystique chez Marie…
Dans son désir de transcendance, de don, il y a un truc limite Mouchette vue par Besson, ou Bernanos revu par Pialat. Pourquoi cette quête de pureté, de transcendance, alors que je suis plutôt athée ? Je ne sais pas. Etre écrivain, c'est faire l'expérience mentale de vivre d'autres vies que la sienne. Et les clé autobiographiques ne m'intéressent pas.

Une quête de sens ?
Oui. A force de vider les choses de leur sens, de réduire l'être à l'avoir, l'être humain au consommateur, il y a le retour d'une quête de sens. C'est aussi ça qui agite Marie, tout ce qui tend à la réduire : les émissions nulles à la télé, l'appel à la consommation. Elle manque d'air, ne veut pas se laisser enfermer pour de bon. Cette bulle d'air, c'est la place qu'elle a l'impression de retrouver dans l'aide aux migrants, ce concentré d'humanité.

Vous êtes sélectionné pour  le Goncourt, le Renaudot, le Médicis, le prix Francetélévisions…
J'avais déjà été finaliste du Goncourt sans rien obtenir...Je suis le Poulidor des prix littéraires et je pense que je n'obtiendrai rien. Mais bon, autant être dans les sélections qui ont d'ailleurs des côtés assez sidérants. Cette année, des noms de "goncourables" ont commencé à circuler dès mai, juin - Yasmina Reza, Amélie Nothomb- sans même qu'on connaisse la qualité des livres.  Il y a 700 bouquins qui sortent  et tout le feu médiatique se concentre sur une petite dizaine de romans sélectionnés pour les prix littéraires.

Est-ce que le côté «  social » sert ou dessert le livre ?
Il ne l'a pas desservi auprès du public, puisqu'on a dépassé 60.000 de tirage et que jamais un de mes livres ne s'est vendu aussi vite aussi bien. Maintenant, c'est très français de coller l'étiquette «  social » à un écrivain travaillant sur un terrain sociologique qui est la France majoritaire, celle qui va dans les centres commerciaux et vit avec 1500 euros par mois. Pour certains critiques , prendre le RER, c'est kitsch, parler de la banlieue aussi ….

Vous vivez à Saint-Malo, loin du milieu littéraire parisien.
Avec ma compagne et ma fille, qui a maintenant 5 ans, on est parti il y a deux ans vivre en Bretagne. C'était en 2005 : j'ai commencé à pouvoir vivre uniquement de ma plume après le film "Tout va bien ne t'en fais pas", qui m'a permis de vendre plus de 160.000 exemplaires de mon roman en poche. Je me sens mieux auprès de la mer, parfois même elle me suffit. Et de Paris rien ne me manque, sauf mes amis …qui viennent maintenant à Saint-Malo.

A quoi ressemblera le prochain livre ?
Il sera plus posé, plus apaisé. "A l'abri de rien " était un livre écrit avec le pied sur l'accélérateur, en adéquation avec le personnage et la situation décrite. Mais rien n'est sûr. Plus un livre marche (ce qui est le cas avec "A l'abri de rien"),  plus vous pouvez prendre votre temps pour le suivant.

"A l'abri de rien » sera-t-il adapté au cinéma ?
A la télévision. Jean-Pierre Ameris qui avait déjà adapté au cinéma un de mes livres, "Poids léger", va en faire une fiction pour France 3. Ca s'appellera "Maman est folle », avec Isabelle Carré dans le rôle principal, et ça devrait être diffusé un samedi soir avant Noël. Ca amènera sûrement des spectateurs à s'intéresser à une histoire qu'ils n'ont pas lue, et aux sans-papiers de Sangatte ou d'ailleurs. Ce qu'il y a de drôle, c'est qu'au départ, personne ne voulait de cette histoire au cinéma. Maintenant que le livre marche, les mêmes producteurs qui refusaient de s'y intéresser rappellent pour faire le film.


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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 20:55

Une émission de France Info ce matin sur une famille du département qui tient des personnes Sans-Papiers hors de portée de la Police Sarkozyste.

A ré-ecouter sur le web sur http://www.france-info.com/spip.php?article33801#   

Expulsions de sans-papiers : les nouveaux résistants

Rédaction de France Info - 8 novembre 2007 - 06:14

Face aux objectifs chiffrés d’expulsions de sans-papiers, des volontaires ouvrent leur maison à des clandestins. Enquête exclusive sur ces nouveaux "justes".

C’est une maison située quelque part dans le Maine-et-Loire. Mais vous ne saurez pas précisément où. Car cette famille prend des risques importants pour cacher des sans-papiers sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière.

L'enquête : http://www.france-info.com/spip.php?article33801  

Appelons-les Pierre et Stéphanie.  Ils ont la petite cinquantaine et trois enfants, le dernier a moins d’une dizaine d’années. Ils se sont portés volontaires auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF) pour cacher des sans-papiers expulsables. Un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. "Engagés" plus que militants, ils qualifient leur démarche de "naturelle".

Le témoignage de Stéphanie: http://www.france-info.com/spip.php?article33801  

D’habitude, RESF choisit des familles sans enfants pour cacher des clandestins. Parce qu’un enfant, ça parle facilement, aux copains, aux enseignants. Et le succès de cette opération réside dans sa clandestinité la plus totale. Les volontaires ne se connaissent d’ailleurs pas entre eux. Une véritable organisation comparable à celle des réseaux de résistance pendant la seconde guerre mondiale. Les voisins, les amis de Pierre et Stéphanie ne savent évidemment rien de la démarche de ces nouveaux "justes". Leurs hôtes clandestins vivent totalement reclus, ne sortent jamais, pas même dans le jardin. A l’heure où nous publions ces lignes, quelques jours seulement après être allés à leur rencontre, ils ont sans doute déjà changé de "planque".

Le témoignage de Pierre  : http://www.france-info.com/spip.php?article33801

Deux enfants nés en France, deux promesses d’embauche

Les hôtes de Pierre et Stéphanie sont des Kazakhes arrivés en France il y a cinq ans. Ils ont quitté le Kazakhstan après que leur maison eut été brûlée, comme le sont les habitations de nombreux membres de la minorité russe. La demande d’asile politique de Yekaterina et Vladimir Popov, 25 ans tous les deux, a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Ils ont ensuite épuisé tous les recours administratifs et se sont retrouvés à deux reprises dans l’avion pour Astana. Ils n’ont dû leur salut qu’aux cris de Yekaterina. C’est à l’issue de leur dernier séjour en centre de rétention qu’ils sont véritablement entrés en clandestinité. C’était il y a deux mois.

Les époux Popov parlent français. Leurs deux enfants, Véronique (3 ans et demi) et Geoffrey (7 mois) sont tous les deux nés en France. Yekaterina et Vladimir ont même deux promesses d’embauche signées. Mais ces arguments n’ont pas pesé lourd dans l’examen de leur dossier par la préfecture des Ardennes puis celle du Maine-et-Loire. Cette dernière se borne d’ailleurs à préciser que les Popov sont expulsables. Rien à ajouter, un point c’est tout. Face aux objectifs chiffrés de Brice Hortefeux (25.000 expulsions en 2007), il ne reste à tous les Popov de France que la mobilisation des nouveaux résistants qui se joignent à la cause du Réseau éducation sans frontières.

Une vie dans la clandestinité totale : explications de Katia Beudin, membre du RESF du Maine-et-Loire: http://www.france-info.com/spip.php?article33801

> Enquête et reportage, Nathalie Bourrus
> Dossier web, Gilles Halais

Douce France...

Par Jeunes Communistes - Publié dans : Sans Papiers
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 19:32
Aujourd'hui vendredi 16 mars à Angers, vers 7h30 du matin, deux sans-papiers de nationalité Turque, une mère et sa fille, ont été violemment expulsé par la Police. Mises en rétention jeudi dans un hôtel, dans une chambre réquisitionnée et gardée par deux policiers, leur expulsion était prévue aujourd'hui par avion à 11h30 à Orly Sud à destination d'Istanbul. Malgré l'intervention d'une trentaine de militants du collectif de soutien et la présence du compagnon de la jeune femme et père de la fille agée de 16 ans, les policiers ont fait preuve d'une violence inacceptable, sans aucun scrupule. Sous le regard ébahi de quelques passants, les policiers n'ont pas hésité une seule seconde. Cette expulsion est d'autant plus scandaleuse que la mère est atteinte du VIH et était en France depuis deux ans afin de se faire soigner. En l'expulsant, elle risque de ne pas bénéficier des soins nécessaires. La jeune fille, quant à elle, était scolarisée au collège Montaigne. Que valent donc les promesses de non-expulsion des jeunes scolarisés ? Le collectif de soutien aux sans papiers, plus que jamais, est déterminé à lutter contre toutes les expulsions et à lutter pour la régularisation de tous les sans-papiers.


Par collectif de soutien aux sans-papiers - Publié dans : Sans Papiers
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