Les Jeunes communistes vous proposent un débat le mardi 13 décembre sur le thème de la discrimination et de l'integration:"Pour une gauche de rupture contre un nationalisme racisant".Avec la paricipation de Serge Guichard et de Jacques Asseray (voir ci-apres )
Enserrer toute velléité de résistance dans le carcan du sécuritaire, tel semble être le credo des libéraux de toutes tendances, tant au plan national qu’international.
En France, le gouvernement_ avec la brutalité, l’autoritarisme, et la stratégie de la peur pour méthode et objectif._ annonce de nouveaux durcissements : c’est le retour des charters, ce sont les rafles, l’extension des centres de rétention pour étrangers, leur multiplication, la législation « carcérale » des modes d’externalisation des frontières européennes: les « camps portail >>,le livret vert, les quotas, le contrat d'accueil et d'intégration …..
C'est l'ère du soupçon institutionnalisé, de l'obsession de la lutte contre la clandestinité, du contrôle, de la fraude, de la répression accrue contre les sans-papiers (en passant par leur précarisation sanitaire ) des demandeurs d’asile et de la criminalisation de leurs soutiens -individus et associations- (faute d'être aidé par l'état).
La droite dérive à son extrême, a commencer par ses représentants: un ministre met en cause le principe du droit du sol , des députés se laissent aller à d’inadmissibles propos discriminants, des partis qui n'ont aucunes valeurs républicaines instrumentalisent une ignoble islamophobie, Sarkozy suit leur voie en déclarant que lorsqu' "on vit en France, on aime la France, (et que ) si on n’aime pas la France, personne ne nous oblige à rester" (variante du slogan lepéniste : «la France, aimez-la ou quittez-la ! »), une nostalgie de la Grande France remonte des égouts_ avec la loi du 23 février qui révise les programmes d'histoire
arguant un rôle positif à la colonisation_ , les flics se paient des tournées de rafles (au goût de Vichy), un ministre de l'égalité des chances se laisse mettre au placard, et quand le gouvernement rame à expliquer les troubles urbains,il renvoie des clichés culturels puant avec la polygamie en tête de gondole, des CRS pour police de proximité pour mettre au pas les indigents, classe nos concitoyens de l'homme contre la "racaille" vers les chiens "pédigré" en développant tout un vocabulaire de dévalorisation.
Le fascisme doit cesser d'être remâché par les politiques de notre république.
Notre pays est attaché à ses valeurs démocratiques alors réapproprions nous notre parole.
RETISSONS LES SOLIDARITES, et ce, en commençant par condamner notre passer colonial, l'esclavage et la traite négrière, travaillons ensemble pour nous souvenir : développons les coopérations universitaires et institutionnelles avec ces pays que nous avons exploité, dominé, massacré; expurgeons les textes officiels de la notion de "race", parce que nous nous devons, devant les discriminations, le racisme et les pratiques sociales inégalitaire, nous nous devons de faire valoir un HERITAGE COLLECTIF pour agir contre cela.
Cette détermination politique doit être une cause nationale parce qu'elle est l'un des enjeux de la transformation sociale. Nous voulons vivre dans une société où les différences seraient le point de départ de la vie! De l'éducation! De la culture! Pour l'égalité, pour l'enrichissement des rapports sociaux, pour l'affirmation d'une nouvelle citoyenneté définie dans la DIGNITE, l’ÉGALITÉ, la FIERTE.
Cette citoyenneté, doit être la propriété de tous! Réaffirmons que les droits sont attachés à la personne, et pas la chose de l'Etat. CHACUN DOIT ETRE PLEINEMENT CITOYEN LA OU IL VIT! C'est la garantie d'une citoyenneté participative, active et d'une construction partagée entre les différents habitants d'un territoire pour " Vivre ensemble, égaux et solidaires ". Reconnaissons la citoyenneté de résidence, donnons le droit de vote et d'éligibilité à TOUS les résidents immigrés-étrangers à TOUTES les élections, élaborons la double citoyenneté de droit.
POUR UNE GAUCHE DE RUPTURE
CONTRE UN NATIONALISME RACISANT
MARDI 13 DECEMBRE
20 h,
SALLE DU DOYENNE
ANGERS
Serge GUICHARD, membre du conseil exécutif national du P.C.F chargé des questions d'immigration, d'intégration, et de la lutte contres les discriminations raciales.
Jacques Asseray, de la Ligue des Droits de l’Homme.