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<<...Nous faisons de la lutte pour l'égalité et contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion et de discriminations un axe essentiel de nos efforts afin de promouvoir la dignité de tous les citoyen -nes. Nous combattons le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et toutes les discriminations. Nous nous prononçons pour le droit d'asile en conformité avec la Convention de Genève, pour la régularisation de tous les sans papiers, pour le droit de vote de tous les résidents étrangers. Nous demandons l'abolition de la double peine. Nous exigeons l'application des lois qui protègent les gens du voyage. >>


Congrès de saint Denis, Mars 2003

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Mercredi 16 janvier 2008

Vu dans Libération mercredi 16 janvier 2008.

L’histoire pourrait s’intituler «faire obstacle à la contestation étudiante, mode d’emploi». A l’occasion d’un mouvement, par exemple celui contre la loi sur l’autonomie des universités de l’automne dernier, identifiez d’abord les étudiants grévistes les plus en vue. Facile, ce sont ceux qui parlent le plus aux AG et ceux qui répondent aux questions des journalistes. Puis, débarquez chez eux au petit matin, mettez-les en garde à vue pendant quarante-huit heures, mettez-les en examen et placez-les sous contrôle judiciaire. Avec interdiction formelle de retourner à la fac, de parler à leurs professeurs, de communiquer entre eux et de sortir de leur département, en l’occurrence, les Pyrénées-Orientales. Si possible, prenez ces mesures juste avant les vacances de Noël, par exemple un 21 décembre 2007. Menez aussi une perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage. Demandez-leur leur ADN. Comme ils vont refuser ce fichage, cela fera un chef d’inculpation supplémentaire.

Yann et Pierre, les deux étudiants perpignanais au cœur de cette histoire, âgés de 24 et 22 ans, sont accusés d’outrages envers des professeurs. Deux profs ont déposé des plaintes nominatives contre Yann et trois l’ont fait contre Pierre, évoquant des insultes. Celles-ci auraient été lancées pendant la contestation contre la loi LRU, bien suivie à la fac de Perpignan et dans laquelle Yann et Pierre étaient très impliqués. Inscrits en mastère 1 de lettres pour Yann et de catalan pour Pierre, ils sont tous deux militants à la Coordination des groupes anarchistes et au syndicat SUD étudiant de Perpignan. Ont-ils proféré les paroles qui leur sont reprochées ? L’instruction est en cours, chargée de déterminer les responsabilités de chacun.

En attendant, Yann et Pierre n’ont plus la possibilité de poursuivre leurs études. Or «l’instruction peut durer un an, voire plus», s’insurge Me Christophe Grau, l’avocat de Yann. C’est pour demander la levée de ces mesures «totalement liberticides et disproportionnées», selon MGrau, que les deux jeunes gens se sont retrouvés hier matin devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Montpellier. Exceptionnellement autorisés à sortir des Pyrénées-Orientales, ils sont passés l’un après l’autre, accompagnés par leur avocat respectif. L’audience s’est tenue à huis clos. «L’avocat général a demandé le maintien du contrôle judiciaire. Il a été très virulent, les a qualifiés "d’agitateurs professionnels"», rapportait hier Me Enric Vilanova, défenseur de Pierre, qui a évoqué devant les juges la présomption d’innocence, arguant que l’interdiction d’aller à l’université était «une peine dissimulée». Pour Yann, il est clair que leurs mésaventures «créent une peur sur une partie des étudiants et en radicalisent d’autres». Dehors, une quinzaine de membres du comité de soutien Justice pour Pierre et Yann attendent avec des tracts. Mais la décision sur la levée ou non de leur contrôle judiciaire sera connue mardi 22 janvier. En attendant, Yann est autorisé à aller passer un oral de ses partiels, demain."

Ou comment la justice est encore et toujours au service de l'Etat. A quand la vrai liberté de manifester et de faire la grève sans menace de poursuites judiciaires ou risques de prélèvement ADN? Putain je commence à en avoir de ce pays des soit disant libertés! Mon cul! Comme disait un Renaud, "moi votre République je la tringle!"

 

par Jeunes Communistes publié dans : Revue de presse
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Samedi 5 janvier 2008

Vu sur Indy Paris-IDF.

Le document que nous publions est une compilation de différents articles publiés dans la revue « ECHANGES ». Aussi nous avons voulu reconstituer dans le temps le puzzle de la destruction /liquidation des acquis sociaux issus de la lutte de classe. Un bilan accusateur, qui annonce la fin des réformes positives et l'entrée dans un monde de précarisation généralisée, qui sera bientôt reconnu par les institutions juridiques. Ce renversement qui accompagne la restructuration du capital mondial sous le vocable de mondialisation est le signe annonciateur de combats de classes plus radicaux. Le capitalisme, ayant déclenché une crise sociale sans précédent au niveau mondial, se prépare aussi à gérer, sous le couvert de lutte anti-terroriste le contrôle social et la répression des mouvements de classe qui naîtront de la situation économique et sociale engendrer par le maintien du capitalisme. Cliquez pour lire :  http://www.mondialisme.org/article.php3?id_article=1093 .

C'est un article assez complet sur 1/4 de siecle de reculs sociaux en tous genres et sur tous les champs de notre vie; santé, travail, logement etc.

Et, l'attaque continue sous l'égide de Sarko, notammet avec la future mise en place du CTU ( Contrat de Travail Unique), un CPE élargie à tous les salariés. Contrat contre lequel la riposte devra  franche et massive. Voir : http://www.jeunes-communistes.org/

 

par Jeunes Communistes publié dans : Revue de presse
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Vendredi 4 janvier 2008

Lu dans l'Humanité du 03_01_2008.

http://www.humanite.fr

Galère annoncée pour les sans-papiers

Immigration . 21 000 expulsés l’an dernier, 26 000 souhaités en 2008 : la surenchère contre les étrangers dits illégaux provoque un début de révolte dans les centres de rétention.

Le Mesnil-Amelot, puis Vincennes, peut-être aujourd’hui ou demain Palaiseau, Choisy-le-Roi, Saint-Exupéry à Lyon… Les manifestations contre les conditions d’interpellation des étrangers vont, à l’intérieur même des centres de rétention, de l’affichage pacifique des slogans sur des tee-shirts, à des grèves de la faim plus ou moins sporadiques, en passant par des refus de rejoindre les chambres à l’heure du couvre-feu. Résultat, au Mesnil-Amelot (77), il n’y a eu aucune violence. Abou N’Bianor, professeur de mathématiques en France depuis six ans, arrêté après une convocation en préfecture pour vérifier où en était son recours et enfermé au Mesnil-Amelot, a cherché à faire le point, avec ses compagnons d’infortune, sur leur situation. Il a découvert, entre autres, un consultant financier avec une femme française, en France depuis dix-neuf ans, qui n’avait pu faire renouveler son titre de séjour parce qu’il était hospitalisé ; un jeune Congolais dont la mère est morte et dont le père, en situation régulière, est très malade ; une personne qui avait obtenu quatre fois un titre de séjour et se l’est vu refuser à la cinquième demande, personne qui a depuis été expulsée. La disproportion entre les situations et la peine encourue, par manque d’étude des dossiers, l’a révolté. Il a donc rédigé des cahiers de doléances et entrepris d’afficher des slogans sur les tee-shirts : « Liberté, Égalité, Fraternité », « Suis-je un humain ? », « France, pays de mon enfance ». Le directeur du centre a écouté, a promis de s’occuper de ce qui était de son ressort, d’informer ses supérieurs pour ce qui ne l’était pas. Abou a finalement été transféré à Vincennes, où il a continué à semer sa graine de contestation. Il a été libéré, son transfert ayant été entaché d’un vice de procédure.

Interventions musclées

À Vincennes, le mouvement de contestation a été pris par la direction du centre avec beaucoup moins de doigté. Le refus de répondre au couvre-feu a été marqué, trois fois en début de semaine, par des interventions musclées de la police. Au lieu de calmer le jeu, elles ont suscité une veille des associations devant le centre, une mobilisation de la presse et l’intervention de soutiens de renom (lire par ailleurs). Les grévistes de la faim sont une dizaine au Mesnil-Amelot, certains dans un état d’épuisement sensible. Ils sont plus sporadiques à Vincennes. À l’évidence, les actions collectives restent très difficiles pour des gens qui défendent leur peau, mais « aujourd’hui, il n’y a que cette solution », défend Abou. Les sans-papiers du Mesnil-Amelot appellent dès aujourd’hui à occuper les abords de tous les centres de rétention administrative (CRA) en France et en Europe. Ils demandent à l’ensemble de leurs soutiens de se rendre tous les jours à 15 heures devant ces CRA afin d’exiger leur fermeture immédiate et l’arrêt non moins immédiat de toutes les expulsions. Pour leur part, le 9e collectif des sans-papiers appelle à une « marche sur Vincennes » à partir de 16 heures aujourd’hui et la coordination - nationale à un rassemblement au Châtelet, demain à 14 heures.

Réguler les flux migratoires

Nouveauté de ce mouvement : les revendications ne portent pas tant sur les conditions de rétention mais sur la politique qui y mène. Et ce en droite ligne de la manifestation prévue le 19 janvier contre la politique d’enfermement qui menace d’être accentuée par la directive européenne qui doit venir en discussion prochainement (lire par ailleurs). De fait, Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa volonté, pendant de la présidence française de l’Union, d’harmoniser la « régulation des flux migratoires ». Sa conception même de l’Union de la Méditerranée tourne autour de cette problématique. Symptomatique, dans ses voeux, il a oublié de mentionner les victimes de sa politique migratoire.

Émilie Rive

par Jeunes Communistes publié dans : Revue de presse
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