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Blog des jeunes communistes
<<...Nous faisons de la lutte pour l'égalité et contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion et de discriminations un axe essentiel de nos efforts afin de promouvoir la dignité de tous les citoyen -nes. Nous combattons le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et toutes les discriminations. Nous nous prononçons pour le droit d'asile en conformité avec la Convention de Genève, pour la régularisation de tous les sans papiers, pour le droit de vote de tous les résidents étrangers. Nous demandons l'abolition de la double peine. Nous exigeons l'application des lois qui protègent les gens du voyage. >>
Congrès de saint Denis, Mars 2003
Depuis le début du mouvement étudiant, le gouvernement n’a su répondre que par la force. Les évacuations des universités occupées se sont multipliées, des militants ont été arrêtés sans motif réel et les forces de l’ordre sont plusieurs fois intervenues avec violence dans des universités mobilisées, comme récemment à Paris X – Nanterre.
Chaque jour les étudiants en lutte pour l’abrogation de la LRU subissent les conséquences de ces interventions. Jeudi dernier, des CRS ont chargé violemment les manifestants à Lille sans raison apparente. On dénombre plusieurs blessés dont le secrétaire de l’UEC locale, François Dellaleau. Celui-ci a été victime de coups de matraque à la tête et au corps : direction les urgences.
Hier à Nantes, un flic a tiré a bout portant sur un lycéen, agé de 17 ans, il a perdu un oeil.
Rappel des faits (source:http://www.contre-faits.org/spip.php?article54) :
Journée d’action nationale, 2000 lycéens et 1000 étudiants défilent dans les rues de Nantes entre la place Bretagne et le rectorat. La commission action avait organisé à la fin du défilé l’occupation du rectorat, ce sont 1000 manifestants totalement pacifistes qui pénêtrent dans les jardins du batîment.
Immédiatement plus d’une centaine de CRS arrivent sur place et repoussent extrèmement violement, avec l’aide de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), les manifestants. Les coups de matraque pleuvent sur les étudiants, certains paniquent, d’autres tentent de former des chaines pour éviter les interpellations et permettre un départ groupé de tous, beaucoup sont choqués. Des tirs de flash-ball à bout portant ont lieu et un lycéen de 17 ans est gravement touché à la tête. (MAJ 28/11, Ce dernier va perdre son oeil). Dans un autre coin, une personne venant de se faire arrèter est passée à tabac. Et toujours pendant ce laps de temps, des policiers en civil (BAC) lancent des cailloux sur les manifestants.
Repoussées hors de l’enceinte du rectorat, 300 personnes prennent la décision de se rendre au commissariat de Waldeck-Rousseau pour y réclamer la libération des étudiants arrètés. 150 CRS les attendent et un face à face de deux heures sans aucune tension a lieu. La semaine sanglante est chantée à de nombreuses reprises et des demandes de libération des personnes arrètées ont lieux, sans succès.
Alors qu’une petite dizaine de projectiles sont lancés pour répondre comme par désespoir de cause à la violente expulsion des jardins du rectorat, la dépèche AFP et le 19/20 de France 3 font état de 7 blessés chez la police. Ni l’AFP, ni France 3 n’étaient présents sur les lieux.
Alors qu’un lycéen a gravement été blessé par un flash ball, et que de nombreux tirs ont été vu et entendu par plusieurs témoins, la police nie avoir tiré.
Bilan, 5 arrestations, 10 blessés dont 2 graves.
Une plainte a été déposé par la famille. A ce titre cette dernière recherche des témoignages ou des preuves vidéos/photos de l’évènement. N’hésitez pas à prendre contact avec la Ligue des Droits de l’Homme de Nantes.
10 BIS BD DE STALINGRAD 44000 NANTES
Tél : 02 51 86 22 39
Mail : ldh.nantes@free.fr
(photo:Manuel Barbado)
Faites circuler l'info et venez nombreux!!
La loi décryptée: http://www.jeunes-communistes.org/IMG/pdf/LoiDecryptee.pdf
Nous devons fortement interpeller les acteurs de la communauté universitaire sur l'attitude irresponsable du gouvernement qui, restant sourd aux revendications des étudiants, attise les tensions. L'attitude de Sarkozy et sbyres de pourrissement de la situation et du mouvement social. C'est la guerre qu'ils veulent!
Dépêche AFP relatant les faits :
AFP - Mercredi 21 novembre, 17h46
PARIS (AFP) - Un étudiant impliqué dans la contestation de la loi Pécresse, qui bloquait le site de Censier de Paris III, a été victime mercredi matin d'un tir d'arme à feu venu de la barre d'immeuble située en face, qui l'a effleuré sans le blesser, a-t-on appris de sources concordantes.
"Cet étudiant était monté sur une corniche, à 5 mètres de hauteur au dessus de la rue, pour accrocher une banderole quand il a été visé par un tir de carabine en provenance de la barre d'immeuble située juste en face", a expliqué à l'AFP Bernard Dhooge, responsable de la division intendance de Paris III, présent sur les lieux.
"Le tir l'a effleuré mais heureusement pas blessé et il n'est pas tombé", a-t-il poursuivi, en précisant que le jeune homme allait "très bien et a été lui-même porter plainte au commissariat du Ve arrondissement".
Ce "tir de carabine sur un étudiant bloqueur" a été confirmé par un responsable de l'Unef à Censier, Jonathan Halimi, qui a précisé que les étudiants présents s'étaient réunis et avaient "voté une motion de soutien".
Mais ni lui, ni le responsable de l'intendance n'ont expliqué comment ce tir avait été identifié comme provenant d'une carabine.
L'administration de Paris III devrait "appuyer la plainte" de l'étudiant victime, d'autant plus, a expliqué M. Dhooge, que "ce n'est pas la première fois que ce type d'incident arrive" à Censier.
Aujourd'hui l' Assemblée Générale des étudiant-e-s de la l'UFR Lettres et sciences Humaines a décidé de son sort. Avec 950 votants, les étudiant-e-s ont choisi de poursuivre la lutte contre la loi Pécresse. Loi qui va permettre entre autre la privatisation du financement de l'université. Les étudiant-e-s angevin-e-s sont mobilisé-e-s et l'université occupée jusqu'à mercredi prochain. L'AG Se deroulera même lieu, même heure.
Le combat commence a se fertiliser, nous appelons les lycéen-ne-s à rejoindre la lutte. La convergence des luttes face à un gouvernement sourd à toutes revendications sociales est nécessaire. Nous devons créer un mouvement de masse, nos combats à tous sont liés.
Chômeurs, précaires, cheminots, étudiants, lycéens, salariés du privés et du public: nous avons tous à gagner dans la lutte.
Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s'est réunie les 27 et 28 Octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l'enseignement supérieur: la loi Pecresse, dîte "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).
Cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Par leur présence accrue dans les conseils, ils influenceront forcement le contenu des cours.
Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financers. Elles seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité: mise concurence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans les mains du président de l'université. La loi instaure également une pré-selection des lycéens à l'entrée de l'université.
Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle européenne (d'où aujourd'hui des frais d'inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie).
C'est pourquoi, nous exigeons l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononcons
- Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
- Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires
- Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie budgetaire, pour le réengagement financier massif de l'Etat, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins.
Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Francais et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications. C'est pourquoi nous sommes décidés à nous battre:
- Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale)
liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
contre le démantèlement des services publics.
- Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
- Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein
- Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux; une carte d'étudiant = une carte de séjour.
- Pour l'amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.
Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l'unité d'action avec les salariés.
Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.
Nous appellons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empecher l'application de la loi.
Nous appelons aux manifestations des 30 Octobre, 8 et 20 Novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.
Université - Appel de Rouen : grève, occupation, blocage, nous avons ommencé
Aujourd'hui et depuis le 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblée Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre. Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérègler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement nait du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur
désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trève. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer. Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonnance avec tous ceux qui ont pris la
décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que pour l'entamer il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage. Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.