Dimanche 11 novembre 2007
La ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé récemment son ambition de tripler en 2 ans le nombre de caméras de vidéosurveillance dans les espaces publics, passant ainsi de 20 000 à 60 000 !!! Lieux privilégiés : les parkings, les transports en commun, les rues, les écoles, les hôpitaux ou encore les centres commerciaux etc…
Nous serons donc constamment surveillés où que nous irons. Et devinez qui a accès à toutes ces vidéos : police et Renseignement Généraux ! Par ces installations, on essaie de nous faire croire que cela fera baisser la délinquance. Or la vidéosurveillance ne l’élimine en aucun cas, elle fait juste déplacer le problème. Bien sur, les partisans d’un tel système s’appuient sur les résultats comme à Londres où la vidéosurveillance a permit d’identifier les terroristes après les attentats dans le métro. Certes, si les caméras peuvent permettrent de retrouver parfois les auteurs de certains crimes, elles ont un but tout autre dans la société bourgeoise : les caméras permettent au pouvoir en place de fourrer son gros nez dans notre vie quotidienne pour soi disant assurer notre sécurité et ainsi réduire notre liberté et notre vie privée ! Pratiques ces caméras pour surveiller les manifestations et autres mouvements sociaux ! Voila quel est le véritable but du gouvernement : le contrôle social ! De plus, qui peut nous assurer que ces vidéos seront utilisées dans le cadre de la loi ? Personne, et c’est bien là le problème.
Nous voici donc dans la continuité flicage systématique, de la surveillance à outrance, de l’encadrement de la population initié par Sarko lorsqu’il était encore ministre de l’intérieur. Décidément, fichage génétique pour les délinquants, opposants politiques et les immigrés ; et caméras pour tout le monde ! Orwell n’a pas finit de rire…