Monsieur Bayrou le révolutionnaire ! Le héro de la France d’après. Celui qui mettra fin au règne sans partage de l’UMP. Le programme devrait être donc diamétralement opposé à son ennemi ? Non ? Pourtant, il n’y a aucune différence significative entre l’UDF et l’UMP. Bayrou a tout simplement opéré un repli stratégique, depuis l’échec de la tentative d’imposer le CPE. La défaite infligée au gouvernement par les jeunes et les travailleurs, au printemps dernier, a incité l’UDF à prendre ses distances avec l’UMP, comme autant de rats quittent un navire en train de couler. Jusqu’alors, les 30 députés UDF avaient apporté un soutien presque sans faille aux 360 députés UMP. La tentative, de la part de Bayrou, de se démarquer de Sarkozy par des discours ne doit pas faire oublier ses actes.
L’UDF a approuvé les lois réactionnaires du gouvernement, sous Raffarin comme sous Villepin. Elle a également approuvé la déclaration de politique générale de Raffarin en 2002. Elle a soutenu la loi Fillon sur les exonérations de cotisations patronales. Elle a soutenu les privatisations, les lois « sécuritaires » de Sarkozy, la loi Fillon pour casser les retraites, les mesures rétrogrades prises contre la Sécurité Sociale, la suppression du jour férié (lundi de Pentecôte), la loi Ollier sur le temps de travail, les directives préparant la privatisation de la Poste, l’instauration de l’état d’urgence en novembre 2005 – et ainsi de suite.
UMP et UDF sont d’accord sur tout quand il s’agit de défendre les intérêts des capitalistes. Aux prochaines élections, faisons tout notre possible pour les envoyer ensemble à la poubelle.
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Voici les différents votes de Bayrou lors des années précédentes :
(source lemonde.fr 26.02.07)
2002 : Pour. Les députés UDF approuvent la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin
2002 : Pour. Bayrou soutient la loi Fillon sur les salaires et le temps de travail, qui prévoit des exonérations de cotisations patronales.
2002 : Pour. Les députés UDF approuvent en bloc, avec l’UMP, le budget 2003.
2003 : Pour. François Bayrou et le groupe UDF approuvent la loi sur la sécurité intérieure (LSI) présentée par Nicolas Sarkozy.
2003 : Pour. Le groupe UDF vote pour la loi sur la réforme des retraites, tout en la jugeant "insuffisante". Le groupe UDF ne vote pas la motion de censure déposée par la gauche sur la politique sociale du gouvernement.
2002-2004 : Pour. Le groupe UDF se prononce pour le budget de la sécurité sociale jusqu’en 2004.
2003-2004 : Plutôt pour. Une majorité de députés UDF, dont M. Bayrou, s’abstient sur le volet recettes des budgets 2004 et 2005, tout en approuvant l’ensemble du budget.
2004 : Pour. L’UDF vote la suppression du lundi de Pentecôte comme jour férié dans le cadre de la loi sur le handicap.
2004 : Ni pour, ni contre. Le groupe centriste à l’Assemblée nationale se divise sur la loi sur les signes religieux à l’école. 12 députés UDF sur 29 s’abstiennent (dont François Bayrou et le président du groupe, Hervé Morin), 4 votent contre, 13 votent pour.
2005 : Pour. En novembre, pendant la révolte des banlieues, le parti centriste soutient l’application de la loi du 3 avril 1955 qui instaure l’état d’urgence.
2005-2006 : Plutôt contre. Une courte majorité de députés centristes vote contre la loi de finances 2006 et 2007, alors que le reste du groupe s’abstient.
2006 : Plutôt pour. La loi Sarkozy sur l’immigration et l’intégration sème le trouble chez les élus centristes. Une moitié des députés UDF vote pour, une autre moitié s’abstient. Une majorité des sénateurs UDF vote pour.
Cette dernière loi est représentative de l’esprit UDF, une partie vote les lois de l’UMP l’autre partie s’abstient ce qui permet de crier dans les médias que l’UDF ne vote pas les lois de l’UMP. Est-ce donc cela le ni droite ni gauche ? Laissez-nous rire… !
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