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Blog des jeunes communistes
<<...Nous faisons de la lutte pour l'égalité et contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion et de discriminations un axe essentiel de nos efforts afin de promouvoir la dignité de tous les citoyen -nes. Nous combattons le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et toutes les discriminations. Nous nous prononçons pour le droit d'asile en conformité avec la Convention de Genève, pour la régularisation de tous les sans papiers, pour le droit de vote de tous les résidents étrangers. Nous demandons l'abolition de la double peine. Nous exigeons l'application des lois qui protègent les gens du voyage. >>
Congrès de saint Denis, Mars 2003

Une émission de France Info ce matin sur une famille du département qui tient des personnes Sans-Papiers hors de portée de la Police Sarkozyste.
Face aux objectifs chiffrés d’expulsions de sans-papiers, des volontaires ouvrent leur maison à des clandestins. Enquête exclusive sur ces nouveaux "justes".
C’est une maison située quelque part dans le Maine-et-Loire. Mais vous ne saurez pas précisément où. Car cette famille prend des risques importants pour cacher des sans-papiers sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière.
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L'enquête : http://www.france-info.com/spip.php?article33801 |
Appelons-les Pierre et Stéphanie. Ils ont la petite cinquantaine et trois enfants, le dernier a moins d’une dizaine d’années. Ils se sont portés volontaires auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF) pour cacher des sans-papiers expulsables. Un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. "Engagés" plus que militants, ils qualifient leur démarche de "naturelle".
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Le témoignage de Stéphanie: http://www.france-info.com/spip.php?article33801 |
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D’habitude, RESF choisit des familles sans enfants pour cacher des clandestins. Parce qu’un enfant, ça parle facilement, aux copains, aux enseignants. Et le succès de cette opération réside dans sa clandestinité la plus totale. Les volontaires ne se connaissent d’ailleurs pas entre eux. Une véritable organisation comparable à celle des réseaux de résistance pendant la seconde guerre mondiale. Les voisins, les amis de Pierre et Stéphanie ne savent évidemment rien de la démarche de ces nouveaux "justes". Leurs hôtes clandestins vivent totalement reclus, ne sortent jamais, pas même dans le jardin. A l’heure où nous publions ces lignes, quelques jours seulement après être allés à leur rencontre, ils ont sans doute déjà changé de "planque".
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Le témoignage de Pierre : http://www.france-info.com/spip.php?article33801 |
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Les hôtes de Pierre et Stéphanie sont des Kazakhes arrivés en France il y a cinq ans. Ils ont quitté le Kazakhstan après que leur maison eut été brûlée, comme le sont les habitations de nombreux membres de la minorité russe. La demande d’asile politique de Yekaterina et Vladimir Popov, 25 ans tous les deux, a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Ils ont ensuite épuisé tous les recours administratifs et se sont retrouvés à deux reprises dans l’avion pour Astana. Ils n’ont dû leur salut qu’aux cris de Yekaterina. C’est à l’issue de leur dernier séjour en centre de rétention qu’ils sont véritablement entrés en clandestinité. C’était il y a deux mois.
Les époux Popov parlent français. Leurs deux enfants, Véronique (3 ans et demi) et Geoffrey (7 mois) sont tous les deux nés en France. Yekaterina et Vladimir ont même deux promesses d’embauche signées. Mais ces arguments n’ont pas pesé lourd dans l’examen de leur dossier par la préfecture des Ardennes puis celle du Maine-et-Loire. Cette dernière se borne d’ailleurs à préciser que les Popov sont expulsables. Rien à ajouter, un point c’est tout. Face aux objectifs chiffrés de Brice Hortefeux (25.000 expulsions en 2007), il ne reste à tous les Popov de France que la mobilisation des nouveaux résistants qui se joignent à la cause du Réseau éducation sans frontières.
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Une vie dans la clandestinité totale : explications de Katia Beudin, membre du RESF du Maine-et-Loire: http://www.france-info.com/spip.php?article33801 |
> Enquête et reportage, Nathalie Bourrus
> Dossier web, Gilles Halais
Douce France...
Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s'est réunie les 27 et 28 Octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l'enseignement supérieur: la loi Pecresse, dîte "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).
Cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Par leur présence accrue dans les conseils, ils influenceront forcement le contenu des cours.
Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financers. Elles seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité: mise concurence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans les mains du président de l'université. La loi instaure également une pré-selection des lycéens à l'entrée de l'université.
Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle européenne (d'où aujourd'hui des frais d'inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie).
C'est pourquoi, nous exigeons l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononcons
- Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
- Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires
- Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie budgetaire, pour le réengagement financier massif de l'Etat, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins.
Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Francais et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications. C'est pourquoi nous sommes décidés à nous battre:
- Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale)
liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
contre le démantèlement des services publics.
- Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
- Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein
- Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux; une carte d'étudiant = une carte de séjour.
- Pour l'amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.
Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l'unité d'action avec les salariés.
Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.
Nous appellons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empecher l'application de la loi.
Nous appelons aux manifestations des 30 Octobre, 8 et 20 Novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.
Université - Appel de Rouen : grève, occupation, blocage, nous avons ommencé
Aujourd'hui et depuis le 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblée Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre. Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérègler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement nait du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur
désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trève. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer. Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonnance avec tous ceux qui ont pris la
décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que pour l'entamer il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage. Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.
L’association « 2 Peuples, 2 états » organise une Conférence-débat sur « La situation politique en Palestine et le processus de paix » en présence de HIND KHOURY :DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE POUR LA FRANCE de L’AUTORITÉ PALESTINIENNE.
lundi 5 novembre 2007 à 20h45 salle Daviers, au 5 bd Daviers (Angers) -
Entrée libre
Soirée de soutien
Samedi 24 novembre 2007
19h30 Bouffe et concerts
à l'Étincelle, 26 rue Maillé à Angers
Prix Libre
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Pendant et après le mouvement anti-cpe, de nombreux-ses militant-e-s ont été condamné-e-s à de lourdes amendes et de lourdes peines de prison. Leurs crimes? Privilégier la solidarité à la concurrence, lutter pour une société plus égalitaire.
En septembre dernier, une militante angevine a ainsi été condamnée à 2200 euros d'amende, après avoir fait 70 heures de TIG (Travaux d'intérêts généraux). Elle s'était fait juger pour une action collective contre les locaux du MEDEF lors du mouvement anti-cpe.
Ensemble marquons notre opposition à cette justice au service du patronat et des classes dirigeantes. Marquons notre solidarité avec toutes les victimes de la répression policière et judiciaire.
Soirée organisée par le collectif angevin anti-répression du mouvement anti-cpe et Sud Étudiant Angers
En me balladant sur le blog, j'ai vu un tout petit oubli...il n'y avais pas notre mail pour nous contacter...
Alors le mal est réparé:
jeunes_communistes49@hotmail.com
N'hesitez pas!
Dans un éditorial très virulent, le quotidien américain dénonce un projet de loi sur l'immigration "abject", qui utilise des méthodes qui rappellent celles des nazis.
Le New York Times part en guerre contre le projet de loi sur l'immigration de la France, qualifié d'"abject", qui introduit des tests ADN "comme fondement potentiel pour l'exclusion de familles immigrées cherchant à retrouver leurs parents qui vivent en France".
Dans un éditorial très virulent publié dimanche 21 octobre, le quotidien américain insiste sur le fait que l'utilisation de la génétique peut se révéler utile seulement "pour déterminer la culpabilité et l'innocence en matière criminelle", mais n'a "aucune place légitime au sein du droit de l'immigration". Le journal s'étonne que la France ne se souvienne pas des leçons imposées par son histoire. "En effet, rappelle le NYT, les premières notions de pseudo-science du 'sang' ont été introduites dans le droit français sous l'Occupation, par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy, avec les conséquences tragiques que l'on connaît".
Le NYT interpelle Sarkozy
S'il souligne que l'opposition à l'amendement sur les tests ADN a réuni des politiques de "centre-gauche", comme "des membres de la majorité de centre-droit encore pourvus de principe", le New York Times est choqué que les politiques français se soient contentés de "modifications d'ordre sémantique", qu'il juge largement insuffisantes.
Pour finir, le journal s'adresse directement au président français, "qui aurait pu à n'importe quel moment intervenir pour empêcher ce projet de loi, et en a encore la possibilité", mais qui "ne l'a jamais fait." Et conclut par cet appel, on ne peut plus clair : "Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel".
Voici l'editorial:
Pseudoscientific Bigotry in France
Published: October 21, 2007
Immigration issues bring out the worst instincts in politicians who should know better. Congress showed that earlier this year. Now it is the turn of France ’s Parliament. It is moving toward final approval of an ugly new law that would introduce DNA testing as a potential basis for excluding prospective immigrants hoping to reunify with family members already living in France .
DNA testing can be a useful tool in establishing criminal guilt or innocence. But it has no rightful place in immigration law. Modern French families, like modern American families, are constituted on many bases besides bloodlines and genetics. This is something most French politicians and voters should be aware of.
They should also be aware of the cautionary lessons of modern French history. Under the Nazi occupiers and their Vichy collaborators, pseudoscientific notions of pure descent were introduced into French law with tragic consequences.
The DNA provision, proposed by a member of Parliament close to President Nicolas Sarkozy, has been angrily denounced by the center-left opposition, principled members of the center-right majority and a member of Mr. Sarkozy’s cabinet. As a result, the legislation has been hedged with some cautionary language, but not enough. Meanwhile, Mr. Sarkozy, who could have intervened to stop this bill at any point, and still can, has not, and is not very likely to.
Though himself the son of a Hungarian immigrant, Mr. Sarkozy has made his political name with harsh criticism of more recent immigrants, especially North African Arabs. His pandering on this issue helped win him votes that used to go to far-right extremists like the perennial presidential candidate Jean-Marie Le Pen.
Immigrant bashing is an effective vote-getter. Unfortunately, it leads to bad laws, bad policies and needless human suffering for the individuals and families it targets and exploits. Mr. Sarkozy wants to be seen as a statesman. He should act like one.